7 782.82 PTS
-0.36 %
7 798.0
-0.4 %
SBF 120 PTS
5 903.10
-0.34 %
DAX PTS
25 181.65
-0.75 %
Dow Jones PTS
52 215.16
-1.23 %
28 957.53
+0. %
1.120
+0. %

Climat: le monde vers un réchauffement de 2,6°C, mais il est encore temps d'agir, selon l'ONU

| AFP | 258 | Aucun vote sur cette news
Ce qu'il reste de la Mer de Glace dans le massif du Mont-Blanc, dans les Alpes françaises, le 23 septembre 2026
Ce qu'il reste de la Mer de Glace dans le massif du Mont-Blanc, dans les Alpes françaises, le 23 septembre 2026 ( JEFF PACHOUD / AFP/Archives )

Les engagements mondiaux pour limiter le réchauffement climatique restent largement insuffisants et placent le monde sur une trajectoire de réchauffement de 2,6 °C au cours du siècle, avertit l'ONU mercredi, rappelant la nécessité d'efforts drastiques et immédiats.

Le monde est "dangereusement loin du compte" et "ne peut plus éviter de dépasser la limite de 1,5°C", objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris de 2015, a déclaré Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, lors du lancement du rapport annuel du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) sur l'écart entre les émissions et les objectifs climatiques.

Selon ce rapport, même si les nations honorent leurs récents engagements climatiques, les températures mondiales seraient supérieures de 2,6°C aux niveaux préindustriels à la fin du siècle.

Des projections plus sombres que celles de l'an dernier - réchauffement de 2,3°C à 2,5 °C - notamment en raison du retrait des États-Unis, deuxième plus grand pollueur mondial, de l'accord de Paris et de la révision des estimations d'émissions historiques.

Sur la seule base des politiques actuelles, sans tenir compte des nouveaux engagements, le réchauffement mondial pourrait même atteindre 2,8°C d'ici 2100, le double de son niveau actuel, alors que le monde subit déjà nombre de phénomènes climatiques extrêmes (inondations meurtrières, vagues de chaleur brutales, incendies incontrôlables) comme ceux qui ont frappé l'Europe cet été.

"Échec historique"

"Les conséquences sont déjà dévastatrices", mais cela "ne signifie pas pour autant qu'il faille baisser les bras", souligne M. Guterres, moins de trois semaines avant la 31e conférence de l'ONU sur le climat (9-20 novembre) en Turquie.

Les émissions de gaz à effet de serre, liées à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, restent "à des niveaux records" en 2025. Et les plans climatiques nationaux et politiques actuels sont "dangereusement insuffisants", mais "nous disposons des outils nécessaires pour changer de cap et nous éloigner du précipice", estime le responsable onusien.

Parmi les six plus grands émetteurs, les données préliminaires pour 2025 montrent une hausse des émissions aux États-Unis, en Indonésie et en Chine, et une baisse en Inde, en Russie et dans l'Union européenne.

La possibilité de maintenir le réchauffement sous 1,5°C "a disparu", tranche le rapport, après des "décennies d'action climatique insuffisante", notamment de la part des pays riches du G20, responsables des trois quarts des émissions.

Ce rapport "est un nouveau signal d’alarme, mais les gouvernements continuent d’appuyer sur le bouton +snooze+ (qui retarde l'alarme du reveil de minute en minute, ndlr)", a réagi auprès de l'AFP, Jasper Inventor, directeur adjoint des programmes chez Greenpeace international, appelant les gouvernements "à se réveiller".

"Il s'agit là d'un échec historique du leadership politique. Les données scientifiques sont claires depuis des décennies, mais les gouvernements ont préféré tergiverser plutôt que d'agir. Les conséquences se mesureront en vies perdues, et pas seulement en degrés de réchauffement", déplore Mohamed Adow, directeur de Power Shift Africa, centre de réflexions sur la question climatique en Afrique.

- "Accélérer significativement"-

Le rapport envisage néanmoins un scénario plus favorable, dans lequel le réchauffement culminerait entre 1,7°C et 1,8°C avant de repasser sous 1,5°C d'ici à 2100.

Pour y parvenir, les émissions mondiales devraient diminuer de 18 % d'ici 2030, de 45 % d'ici 2035 et de 69 % d'ici 2040, par rapport à 2025.

Par comparaison, la réalisation des engagements climatiques actuels ne conduira qu'à une baisse de 5 à 8 % d'ici 2030 et de 11 à 15 % d'ici 2035, selon l'ONU.

"Le moment décisif — celui où tout se joue — est arrivé ; c'est maintenant, et non plus tard", a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, avertissant que "la fenêtre d'opportunité est en train de se refermer".

Pour cela, les pays devront "amplifier" les progrès déjà accomplis - la capacité mondiale en énergies renouvelables a progressé trois fois plus vite que prévu, le déploiement de l'énergie solaire photovoltaïque a été multiplié par sept... - et "accélérer la dynamique" de "manière significative", juge Anne Olhoff, une des rédactrices du rapport.

Mais des blocages persistent, notamment sur la sortie progressive des combustibles fossiles, où "nous ne constatons aucun progrès à la hauteur des exigences", souligne Mme Olhoff, et sur la déforestation.

"Nous ne constatons pas que cette réduction progressive (des émissions et de l'usage des fossiles, ndlr) s’opère au rythme qu’elle devrait", a souligné Mme Andersen auprès de l'AFP, appelant chaque gouvernement à mettre en oeuvre ses engagements, avec pour "priorité urgente" et concrète d'ajouter 5.000 gigawatts supplémentaires d’énergie renouvelable au cours des cinq prochaines années.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du samedi 17 octobre 2026 au vendredi 23 octobre 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 22/10/2026

Du corail blanchi et mort autour de Lizard Island, dans la Grande Barrière de corail, à 270 kilomètres au nord de la ville de Cairns, le 5 avril 2024 en Australie ( DAVID GRAY / AFP/Archives…

Publié le 18/10/2026

Des bonbonnes d’oxygène dans un entrepôt de matériel médical à Kuala Lumpur, le 15 octobre 2026 en Malaisie ( Mohd Rasfan / AFP )Les fumées toxiques provenant des feux de forêts qui…

Publié le 17/10/2026

Un plongeur récolte du corail en bonne santé, destiné à être planté au sein du parc de biodiversité marine de Naidiri, une aire marine protégée, près de Nadi, le 5 octobre 2026 aux Fidji…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/10/2026

Publié le 23/10/2026

La Bourse de New York a terminé la séance de jeudi dans le rouge, pénalisée par le repli des valeurs technologiques, sur fond de regain d’inquiétudes concernant l’endettement des entreprises…

Publié le 23/10/2026

(Zonebourse.com) - Le chiffre d'affaires consolidé des neuf premiers mois 2026 de GTT s'élève à 570,1 millions d'euros, en retrait de 4,9% sur un an. Cette diminution est en ligne avec la baisse…

Publié le 23/10/2026

(Zonebourse.com) - Chembio Diagnostic Systems, filiale américaine détenue à 100% par le groupe Biosynex, a annoncé l'obtention d'un financement de 5,7 millions de dollars attribué par la BARDA…

Publié le 23/10/2026

Pour le développement d'un panel de tests destinés à la détection des menaces biologiques

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.